Printemps Été

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 31 décembre 2004

Père Noël

J'ai reçu en cadeau de Noël les oeuvres complètes de René Char. Magnifique !
Le blog ferait-il aussi office de lettre au père Noël ??

dimanche 19 décembre 2004

Pascal Quignard

Je lis Pascal Quignard : Les Ombres errantes

C'est un recueil de fragments à l'écriture ciselée, à mi chemin entre philosophie et poésie. Ses reflexions portent sur la langage, la mémoire, l'écriture, le rapport au passé. La langue est belle, précieuse. Un rythme très particulier se dégage, comme une musique délicate. C'est pour moi un livre qui accompagne, on en lit quelques fragments de temps à autre ; ce sont de courts récits qui se répondent et se correspondent au fil du livre, mais aussi des pensées sur l'écriture, la lecture, le jadis, qu'il développe sous différents angles dans une très belle langue, épurée.

.../... lire la suite

mardi 14 décembre 2004

Interpréter le langage ...

J'aime bien cette définition du caractère irrémédiable de l'indexicalité par les ethnométhodologues (son aspect remue-méninges) :
" Le fait que le sens des mots puisse être multiple n'est pas dans l'histoire des langues et de leurs dictionnaires une nouveauté. Par contre, relativement nouvelle est l'affirmation du caractère irrémédiable du phénomène à travers l'indexicalité. L'irrémédiabilité tient au fait que dans des conditions imprévisibles et de manière indéfiniment répétée, il peut apparaître, de par le phénomène d'indexicalité, toujours des significations nouvelles. Rien ne prouve donc jamais qu'une liste de significations est complète.

.../... lire la suite

Rites et traditions

J'aime les rites, je n'aime pas trop les traditions.
Le rite, pour moi, est chargé d'une symbolique que chacun s'approprie : une indexicalité forte, il réfère un passé, un jadis comme le nomme élégamment Pascal Quignard (Sur le jadis), une correspondance. C'est l'irruption du magique dans le quotidien.
La tradition, je la vois plutôt comme un cadre transmis par la société, la religion, le groupe ; une fonction normative, conservatoire.
La tradition investie de la dimension intériorisée devient un rite.
Si la tradition est d'ordre sémantique, en revanche le rite se situe résolument dans le champ pragmatique.
Praxéologique ? ...

dimanche 12 décembre 2004

Films 2004

En vrac, je tente de reconstituer ci-dessous la liste des films que je retiens de l'année 2004

  • Printemps, été, automne, hiver ... et printemps : film Zen du réalisateur coréen Kim Ki-Duk
  • 21 grammes (du réalisateur mexicain Alejandro González Inárritu)
  • 2046 de Wong Kar-Wai
  • La mauvaise éducation de Almodovar
  • Un long dimanche de fiançailles (Jeunet)
  • Les yeux secs (de la réalisatrice marocaine Narjiss Nejjar )
  • Clean (Olivier Assayas)
  • Eternel sunshine of the spotless mind (Michel Gondry)

L'hiver

Si l'automne est le temps du mûrissement, l'hiver est celui de l'enracinement, de l'approfondissement.
Chaque année, en automne, il y a ce passage à franchir : accepter l'idée de l'hiver.
Accepter l'idée de l'hiver, c'est vivre sereinement la ronde des saisons, la roue du temps.
L'hiver : intérioriser la lumière de l'automne, amplification des vibrations légères de l'été.
Le soleil d'hiver n'est pas acquis, comme celui de l'été. Il s'offre à qui ne l'attend pas, il surprend l'homme dans sa résignation.
Une vieille dame m'a dit un jour d'hiver blanc et froid "et oui, pour la terre, il faut bien que l'hiver se fasse".
Prendre conscience de cette nécessité, vivre dans l'harmonie ce passage : un hiver Tao.

Automne

 

.../... lire la suite

Insectes et fleurs

    

.../... lire la suite

mercredi 8 décembre 2004

René Char

Une vraie journée d'hiver aujourd'hui. Le ciel tout blanc, bas comme une chape, pas même effleuré par l'idée du soleil. Et je n'ai pas encore posé sur mon weblog mes photos de l'automne ...!
Décidément, je suis en retard sur la vie.

.../... lire la suite

mardi 7 décembre 2004

La voie le ciel la terre

L'automne, le mûrissement
Le regard intérieur
Le temps de sentir le temps qui s'écoule

Les raisins gorgés de sucre
Les rayons obliques du soleil
Le couchant

L'automne : accepter la nostalgie
L'automne : les odeurs qui montent de la terre
Les pieds qui foulent le tapis de feuilles mortes
La lumière oblique
Et mon regard vers le ciel

.../... lire la suite

dimanche 5 décembre 2004

L'été au Ser

gaillardes Moissons Obiou

Quelques photos de l'été au Ser

.../... lire la suite

mercredi 1 décembre 2004

Pourquoi Printemps Eté ?

Printemps été parce que l'automne et l'hiver.
Parce que le temps du murissement et des rayons obliques du soleil.
Au fil de l'eau déposer réflexions, impressions, textes et photos.
Reflexions sur le langage et la mémoire, quelques traces légères dans l'espace du temps.

Tu es pressé d'écrire,
comme si tu étais en retard sur la vie
Si l'en est ainsi fais cortège à tes sources
Hâte-toi
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
Effectivement, tu es en retard sur la vie.

René Char. Moulin premier, Commune présence.



Mes photos sur Flickr