Printemps Été

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lundi 27 juin 2005

En partance

Les sacs à dos sont bouclés, la maison (presque) rangée, le jardin nettoyé.
Nous décollons dans quelques heures, direction le 35e parallèle, Est. Ferons provision de Sud. Je crois même que nous atteindrons la ville la plus méridionale d'Europe ...
Blog à l'estive !
Je vous souhaite à tous un bel été :)

pavot 18 juin 05

dimanche 26 juin 2005

Occasion

Enfin l'occasion de voir l'argus !

Papillon Argus
Papillon Argus
Papillons aux alentours du Ser, 25 juin 2005

vendredi 24 juin 2005

Les mots et les choses

(Tchouang-tseu, André Breton, et mes recherches en pragmatique)

pavots
Pavots, 18 juin 2005

Tchouang –tseu :

La grande intelligence englobe, la petite intelligence discrimine ; la grande parole est éclatante ; la petite parole est verbeuse.
La parole est obscurcie par l’éloquence.
A vrai dire, tout être est autre, et tout être est soi-même.
Soi-même est aussi l’autre ; l’autre est aussi soi-même. L’autre a ses propres conceptions de l’affirmation et de la négation. Soi-même a aussi ses propres conceptions de l’affirmation et de la négation. Y a-t-il vraiment une distinction entre l‘autre et soi-même , ou n’y en a-t-il point ? Que l’autre et soi-même cessent de s’opposer, c’est là qu’est le pivot du Tao. Ce pivot se trouve au centre du cercle, et s’applique à l’infinité des cas. Les cas de l’affirmation sont une infinité ; les cas de la négation le sont également. Ainsi il est dit : le mieux est d’avoir recours à l’illumination.
C’est en nommant que les choses sont délimitées.

Le langage sépare, pose artificiellement une grille rigide de limites sur la réalité.
Ainsi, en interprétation automatique des dialogues, l’idée serait de s’affranchir le plus possible de modèle sémantique qui essaie de modéliser logiquement (sous contraintes fortes) le lien signifiant-signifié, pour au contraire privilégier l’accès pragmatique premier, c’est-à-dire la référence directe immédiate aux "objets" du monde, avant de passer par le filtre de l’idée.

Je fais aussi un pont entre tao et surréalisme, à la lumière de cet extrait du " Manifeste du surréalisme" d’André Breton :

rappelons que l’idée du surréalisme tend simplement à la récupération totale de notre force psychique par un moyen qui n’est autre que la descente vertigineuse en nous, l’illumination systématique des lieux cachés et l’obscurcissement progressif des autres lieux, la promenade perpétuelle en pleine zone interdite et que son activité ne court aucune chance sérieuse de prendre fin tant que l’homme parviendra à distinguer un animal d’une flamme ou d’une pierre – le diable préserve, dis-je, l’idée surréaliste de commencer à aller sans avatars.

Non-dualité : illumination, fulgurance, du monde à soi hors des limites posées par les concepts. Incarnation de l’esprit.

mardi 21 juin 2005

Séquence rose


première rose au jardin du Ser, 18-19 juin 2005.

Le matin, le soir, guetter la lumière sur les pétales de rose.
Suivre d'une heure à l'autre l'ouverture de la fleur.
Instants de délicatesse offerts. Plaisir éphémère.
( à 1200 m d'altitude les rosiers ont un peu froid, celui-ci nous offre avec parcimonie une poignée de fleurs par an)

lundi 20 juin 2005

Élégance en nonchalance

papillons
Crédit photo : Phil
Papillons sur une chaise-longue, 19 juin 2005.

dimanche 19 juin 2005

Feu de paille

coucher de soleil sur le Beaumont
Depuis le sommet des Chaux, coucher de soleil, samedi 18 juin 2005.

mardi 14 juin 2005

Thym


Thym du jardin, 12 juin 2005.

Thym, serpolet, marjolaine en fleurs, c'est le début de l'été ... envie de cuisine parfumée et colorée.

mercredi 1 juin 2005

L'estive



L'estive.
J'aime cette expression. Elle dit le rythme des saisons, l'action contenue dans le temps seulement. J'aime que la vie ici soit fortement déterminée par la succession des saisons, les gestes attendus, retrouvés dans une re-découverte cyclique. Un ancrage, encore. Une mémoire incarnée.
L' arrivée des moutons marque l'annonce de l'été.
Les vrais transhumances sont rares désormais, les bêtes voyagent en camion. Je crois qu'il existe encore en France deux vrais transhumances, dont une en Valgaudemar.

Tu es pressé d'écrire,
comme si tu étais en retard sur la vie
Si l'en est ainsi fais cortège à tes sources
Hâte-toi
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
Effectivement, tu es en retard sur la vie.

René Char. Moulin premier, Commune présence.



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