Printemps Été

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

L'estive



L'estive.
J'aime cette expression. Elle dit le rythme des saisons, l'action contenue dans le temps seulement. J'aime que la vie ici soit fortement déterminée par la succession des saisons, les gestes attendus, retrouvés dans une re-découverte cyclique. Un ancrage, encore. Une mémoire incarnée.
L' arrivée des moutons marque l'annonce de l'été.
Les vrais transhumances sont rares désormais, les bêtes voyagent en camion. Je crois qu'il existe encore en France deux vrais transhumances, dont une en Valgaudemar.

Trackbacks

Aucun trackback.

Les trackbacks pour ce billet sont fermés.

Commentaires

1. Le samedi 4 juin 2005 à 10:29, par chrysalide :: email :: site

Transhumance : remonter à la source des sens, de l'essence, de la nature, des saisons. Se retrouver en son coeur, entamer ce voyage intérieur pas à pas. N'en sommes nous toujours pas à péréniser cette transhumance (durant les vacances). La solitude du berger n'est toutefois que très rarement le lot des estivaliers.

2. Le lundi 6 juin 2005 à 14:26, par JCP :: email :: site

Je connais une merveilleuse histoire vraie, d'amour et d'estive. Lui est berger dans les Alpes du sud. Elle aussi. Mais pas sur les mêmes montagnes. Ils font chacun du parapente. Et parfois, quand les vents et l'aérologie sont favorables (Eole ainsi qu'Eros), ils se rejoignent par la voie des airs.
Est-ce ce qu'on appelle "naviguer à l'estive" ?
J'aurais bien aimé être berger quand j'étais petit.
Bises d'Alentejo

3. Le lundi 6 juin 2005 à 16:48, par Moleskine :: email :: site

C'est un moment merveilleux mais effectivement devenu si rare aujourd'hui. Récemment j'ai vu qu'il se pratiquait encore une semaine durand dans le Vaud et le Valais, chez nos voisins. En Haute-Savoie, à Annecy, chaque année il se célèbre la descente des alpages ... descente en camion et défilé dans les rues entre deux échoppes de produits pas toujours savoyards ...

Ajouter un commentaire

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte, les adresses internet seront converties automatiquement.

Tu es pressé d'écrire,
comme si tu étais en retard sur la vie
Si l'en est ainsi fais cortège à tes sources
Hâte-toi
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
Effectivement, tu es en retard sur la vie.

René Char. Moulin premier, Commune présence.



Mes photos sur Flickr