mercredi 16 mars 2005
Philosophie décapante
Le premier temps négateur de ma démarche suppose une déconstruction de l'idéal ascétique : on tâchera, pour ce faire, d'en finir avec les principes de la logique renonçante qui met traditionnellement en perspective le désir et le manque, puis définit le bonheur par la complétude et l'accomplissement de soi dans, par, et pour autrui ; on évitera de sacrifier à l'idée que le couple fusionnel propose la formule idéale de cet hypothétique comble ontologique ; on cessera d'opposer vivement le corps et l'âme, car ce dualisme devenu une arme de guerre redoutable entre les mains des amateurs de haine de soi organise et légitime la morale moralisatrice articulée sur une positivité spirituelle et une négativité charnelle. On renoncera à associer jusque dans la confusion l'amour, la procréation, la sexualité, la monogamie, la fidélité, la cohabitation ; on récusera l'option judéo-chrétienne qui amalgame le féminin, le péché, la faute, la culpabilité et l'expiation ;
Ecrit par Anne à 19:25 :: Lectures

