Printemps Été

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jeudi 29 juin 2006

N & B

pivoine

Grâce à Richard G, je sais maintenant que le papillon s'appelle un demi-Deuil. Drôle de nom d'ailleurs.
Cette année, la pivoine blanche est superbe et garde ses fleurs longtemps.

samedi 24 juin 2006

ça s'arrose

apéro
Journal et vin (le Journal c'est la crète à gauche ;) )

Retour sur le blog. Mon appareil photo est réparé. ouf !
Vive l'été et l'envie de flaner en photographie.

dimanche 9 avril 2006

Vert

premières fleurs du printemps    En attendant les fritillaires
Au Ser, le 9 avril, le printemps est en retard.

Vers l'élan vers le mouvement
   Vers les vagues de nos émotions
      Vers l'ivresse de la sève.
                                          Envies.
            A l'envers de la vie
     Le repli
Dans la nuit

dimanche 2 avril 2006

Regain

perceneige2
Crocus, Ser Reynaud, 2 avril 06.

Regain, Revivance, Retrouvailles.

Courir la vie à plein poumons
Cueillir des pétales de ciel en des bouquets d'instants
Et le matin d'un geste nonchalant, essuyer cette larme au coin de tes yeux, rosée du matin.

dimanche 12 mars 2006

Je d'ombre

je d'ombre enneigée
Ma participation au groupe Flickr je d'ombres.
J'aime bien dans Flickr, ces échanges informels autour de thématiques de prises de vue.

InternetActu met en lumière, sous l'appellation EntreNet, la dimension sociale et spontanée des pratique collectives sur le Net, à l'oeuvre dans les blogs, les réseaux sociaux, les systèmes de partage de liens, de photos, de videos, de news ... etc . A ne pas confondre avec le web 2.0, nébuleuse à connotation plus technique.
EntreNet, je trouve le vocable évocateur, et l'analyse présentée par Daniel Kaplan a le mérite de poser le décor pour une reflexion à mener : y a-t-il dans ces pratiques effectivement un nouveau concept ou non ? Le débat est ouvert ...

mercredi 1 mars 2006

Traces

Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver.

L'amoureuse veut garder toutes les traces d'amour. Non pas les souvenirs, qui ont l'immobilité figée de la mort, mais les traces, si légères qu'un simple coup de vent, une vague d'écume ou un flocon les efface. Mais traces de ces traces en nous, traces de vie, qui façonnent l'être et le monde.

Traces

mardi 7 février 2006

Blanc

blanc

De feu et de glace
Arbres dénudés
     En gerbe de fleurs
Long dépouillement au hasard des vents
Après flammes de la passion
Après cendres des nostalgies
Pour dire encore les jours
Pour dire encore les heures
Gestes fidèles des amants séparés

Arbres dénudés
    de glace et de feu

François Cheng. Saisons à vie.

dimanche 5 février 2006

Hivernage

Que fait pendant l'hiver un blog qui s'appelle printemps-été ?

Lac de laffrey
Lac de Laffrey, 5 février

Il hiberne et hiverne, un peu perdu dans tout ce blanc.
(Contrairement aux apparences, cette photo n'a pas été prise en noir & blanc ...)

dimanche 8 janvier 2006

Rêver les mots

Il rêve maintenant d’un mot qui dirait à la fois, qui dirait indistinctement, le moucheron et la feuille tourbillonnante, et aussi l’eau de la source et le mouvement de la tête d’un petit merle qui vient de se poser près de lui sur une branche. D’un autre mot qui cette fois désignerait le lichen quand il pousse à mi-hauteur là-bas entre base et sommet du monde, et les jeux de l’écume sur la vague qui a gonflé et déjà retombe, et toutes les étoiles des nuits d’été : oui, tout cela, ainsi réduit à la seule idée que l’on pressent bien, n’est-ce pas, sous ces plis et replis de l’évidence. Mots qui, dissipant la différence illusoire comme fait la couleur du peintre, et permettant ces accords qui dans son tableau deviennent lumière, simplifieraient, rapprocheraient, intensifieraient, nous offrant à nouveau ce qu’avaient bu nos lèvres d’enfant : ce sein qu’est ce qui est, en deçà du temps, de l’espace, dès que la main avide l’a dégagé de l’écharpe de nos lourds mots d’à présent.

Yves Bonnefoy. La vie errante.

rever les mots

fleche Introduction à l'oeuvre poétique de Yves Bonnefoy sur le site de Jean-Michel Maulpoix.

dimanche 1 janvier 2006

Année Nouvelle

Amis qui passez par ici, je vous souhaite à tous une très belle année 2006, qu'elle soit source de bonheur et félicité.

bonne annee
Cliquer ici pour la version animée de la carte.

lundi 12 décembre 2005

Murmure

      En écho à Jacques.

Lune de novembre
Le
      centre
         est

      d'où
         viennent
Les murmures

   *
Le centre est là
D'où jaillit
le souffle rythmique
en vivifiante vacuité
Sans qu'on s'y attende
Autour de soi
droit au coeur
Voici les ondes
Natives et vastes
Résonant
Depuis l'ici même
jusqu'au plus lointain
De leur toujours déjà là
de leur toujours commençante
Mélodie.

François Cheng. Le livre du vide médian

mardi 6 décembre 2005

Glanage

Chez René Char, encore, puisque je lis avec émotion sa biographie, par Laurent Greilsamer. On y perçoit un homme rebelle, aux colères redoutées, apte à la bagarre. Attaché à sa terre de Provence, fidèle à ses amis à ses engagements. Une poésie dans la vie, dans une époque de tumulte. Ses mots en résonent plus fort encore sous cet éclairage. Ils sont souvent un éclair de fulgurance.

Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d'eux. Un moment nous serons l'équipage de cette flotte composée d'unités rétives, et le temps d'un grain, son amiral. Puis le large la reprendra, nous laissant à nos torrents limoneux et à nos barbelé givrés.

La nuit talismanique.

La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil.

Feuillets d'Hypnos.

dimanche 4 décembre 2005

Source

Un homme sans défauts est une montagne sans crevasses. Il ne m'interesse pas.
(Règle de sourcier et d'inquiet.)

René Char. Feuillets d'hypnos.

Devoluy
Dévoluy, en montant au col des Aiguilles. 30 octobre.

Devoluy

samedi 26 novembre 2005

La courge du Ser, du jardin à l'assiette.

Ce temps neigeux donne envie de cuisiner des plats longuement mijotés. Il faut faire honneur à la courge du jardin (première année que nous arrivons, enfin à en cultiver !).

au jardin

Je n'ai pas trouvé de recette satisfaisante sur internet, alors ... on improvise.

Les ingrédients:

  • une belle courge (celle-ci 4,5 kg) que l'on creuse délicatement pour en extraire la chair. On garde un chapeau un peu épais.
  • 5 gros oignons rouge
  • 3 gousses d'ail du jardin
  • du petit salé
  • marrons en conserve
  • des amandes
  • une poignée de raisins secs
  • des petites pommes de terre du jardin aussi (charlottes)
  • du gingembre frais
  • épices à couscous, cannelle, noix muscade, clous de girofle

.../... lire la suite

mardi 22 novembre 2005

Égrener

graines
Transmettre le regard, le geste, le geste de regarder. Juste cela.
Les mots ne sont qu’illusion s’ils ne s’accompagnent pas du geste, du faire.
L’économie de parole sied à l’authenticité du geste. Il y a des gestes dans la mémoire collective. Il y a des reproductions d’actes qui sont mémoire vivante, qui sont la dimension de l’homme dans la lignée.
Ainsi ce qui est transmis à la génération d’après échappe à la volonté de dire ou de faire. C’est l’essence d’un soi dans l'instant qui revient à l’enfant dans l’éclat sublime d’un geste.
Un germe.
Présence. A soi, à l'autre. Le devoir de l’homme ? Le devoir d’être présent à la vie.

transmettre

Tu es pressé d'écrire,
comme si tu étais en retard sur la vie
Si l'en est ainsi fais cortège à tes sources
Hâte-toi
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
Effectivement, tu es en retard sur la vie.

René Char. Moulin premier, Commune présence.



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