samedi 26 février 2005
Envie
Ecrit par Anne à 16:51 :: Photos
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vendredi 25 février 2005
Je lis un recueil de haikus japonais. Hier soir, le premier que je lis est celui-ci :
Le printemps s'annonce
j'ai quarante-trois ans[1] -
toujours là devant mon riz blanc
Kobayashi Issa
[1] NdT :Le passage de la quarantaine est considéré comme dangereux au Japon, car le chiffre "quatre" et le mot "mort" sont homonymes.
Oui, le passage de la quarantaine est un cap difficile. je pensais l'avoir bien passé, il s'avère que c'est quarante-trois qui est périlleux.
Ecrit par Anne à 08:36 :: Au fil de l'eau
jeudi 24 février 2005
Lundi 14 (jour de la St Valentin : mon homme m'avait dit, cette année c'est toi qui t'en occupe, résultat plutôt pitoyable ...), lundi donc, subitement, le souffle me manque.
Analyses, hospitalisation d'urgence en cardiologie.
S'en suit une semaine entre parenthèses. Une semaine où je suis un diagnostic/ un symptome/ des mesures/ un traitement.
Ecrit par Anne à 18:49 :: Au fil de l'eau
dimanche 13 février 2005
Tomorrow is Saint Valentine's day





Bonne fête à tous les Z'amoureux, et en particulier je souhaite à mon N'amoureux beaucoup beaucoup de bonheur en amour !
Ti amo
i te quiero
t'aimi
amo-te
t'estimo
ich liebe dich
dji t'veû vol'tî
я люблю тебя
ik houd van jou
σε αγαπώ
I love you ;
Je t'aime !
Pour tout savoir sur l'origine de la St Valentin : Lexilogos
Ecrit par Anne à 23:10 :: Au fil de l'eau
Le non-agir, ce n'est pas l'immobilité, la passivité ou le fatalisme.
Non agir, c'est lâcher prise, abandonner ses crispations, ne pas s'épuiser à essayer de changer ce qui est hors de portée.
Ecrit par Anne à 14:56 :: Au fil de l'eau
lundi 7 février 2005
Une image pour le billet de Obni ....
Les feuilles dites marcescentes, telles que celles de certains chênes, demeurent fixées aux branches, à l'état sec, une partie de l'hiver. (TLF)
Il est des mots comme cela que l'on aime faire tourner, et auxquels on invente une histoire. Ce mot pour moi évoquait le mois de Mars.
Mais cela illustre pour moi une autre manière de vivre l'hiver, comme une continuité de l'automne au printemps naissant, comme l'attente patiente des pousses nouvelles. Cela rend les forêts moins décharnées l'hiver, encore parées de quelques couleurs ocres.
Comme une douce réminiscence de l'automne.
Les forêts ne sont pas tristes, l'hiver, là-bas du coté de l'Obiou ....
Ecrit par Anne à 22:36 :: Au fil de l'eau
samedi 5 février 2005
Ecrit par Anne à 19:57 :: Photos
mercredi 2 février 2005
Suite des poèmes du moine Saigyô ( Japon- 1118-1190)
La brise du printemps
disperse les fleurs de cerisier
dans le songe
revenant de ses rêveries
le coeur bouillonne plus fort
Cerisier des monts
le vent a blessé leurs branches
il s'en va déjà
s'emparant de toutes les fleurs
comme s'il en était le maître
La brise du printemps
ne laisse pas les fleurs de cerisier
à ce monde flottant
elle les disperse
et ne cesse de les regretter.
Fleurs de cerisier
qui vous dispersez
avec vous loin de ce monde
qui fascine
autant qu'il répugne
A grande vitesse
les fleurs de cerisier se dispersent
le coeur les regrette
graines de fleurs
suscitez un nouveau printemps.
(image photosdefrance.com)
Ecrit par Anne à 22:47 :: Au fil de l'eau
dimanche 30 janvier 2005
Ce froid piquant semble tout immobiliser, même le temps.
Poster quelques photos de printemps, pour raviver les couleurs de l'espoir, pour échapper à cette gangue comme l'attrait de la mort.
Et puiser dans ces haikus millénaires
un petit peu de l'harmonie première.
Ecrit par Anne à 13:58 :: Photos
mercredi 26 janvier 2005
Les pensées, les émotions toutes nues sont aussi fortes que des les femmes nues.
Il faut donc les dévêtir.
Dans le poète :
L'oreille rit,
La bouche jure ;
C'est l'intelligence, l'éveil qui tue ;
C'est le sommeil qui rêve et qui voit clair ;
C'est l'image et le phantasme qui ferment les yeux.
C'est le manque et la lacune qui sont créés.
Le sujet du poème lui est aussi propre et lui importe aussi peu qu'à un homme son nom.
Le lyrisme est le développement d'une protestation.
Alentours III - 1925-1930
Ecrit par Anne à 23:06 :: Lectures
dimanche 23 janvier 2005
En prolongement des billets de obni, et copernicus.
Les gens de Lune
Sélénites, doubles oniriques compagnons de nos enfances,
inlassablement quittent Tycho Brahe.
En lente procession, ils creusent de leurs pas de profonds sillons
irradiants.
A quelques instants-lumières,
adultes devenus,
nous assistons impuissants
à l'exode de nos rêves.
Ecrit par Anne à 19:10 :: Au fil de l'eau
samedi 22 janvier 2005
L'une erre
Albédo de nos désirs
Lune d'ailes
Enluminures de nos émois
Mots de lune à modeler
Mots d'elle
Mi elle, mi eux
Cieux
Immenses en leurs yeux.
Ecrit par Anne à 23:45 :: Au fil de l'eau
Ecrit par Anne à 00:49 :: Au fil de l'eau
mercredi 19 janvier 2005
J'aime ce livre de Camille Laurens "Quelques-uns".
Extrait :Les mots ont un grain - comme on dit le grain de la voix, le grain de la peau, bien sûr, mais aussi, au fond, comme on parle des fous, des marginaux : chacun d'entre eux est un original, une pièce unique. D'avoir été prononcés tant de fois, déformés par les lèvres ou polis par les livres, de nous avoir émus dans la beauté des oeuvres ou la bouche d'autrui, ils ont acquis la densité et la profondeur merveilleuse d'une terre dont nous rêvons un jour d'être les archéologues : les mots sont faits de notre vie qui sédimente.
J'aime ce livre, j'aime ce rapport sensuel aux mots. Ecrire c'est aimer toucher les mots, les approcher lentement, savamment ou avec prudence. Les polir et les faire danser. Camille Laurens célèbre le plaisir des mots, elle salue aussi avec une belle déférence ceux qui si élégamment les font transmission de leurs émotions.
Notre rapport aux mots est un rapport de référence. Tissage de liens, étoffe de mémoire. La sémantique n'est rien sans ce rapport intime des mots à notre propre histoire.
Ecrit par Anne à 20:43 :: Lectures
mardi 11 janvier 2005
Rois et reine, un film d'Arnaud Desplechin.
Ecrit par Anne à 23:34 :: Ciné
Tu es pressé d'écrire,
comme si tu étais en retard sur la vie
Si l'en est ainsi fais cortège à tes sources
Hâte-toi
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
Effectivement, tu es en retard sur la vie.
René Char. Moulin premier, Commune présence.