Printemps Été

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dimanche 9 janvier 2005

Un printemps en hiver

Pic de Bure

Juste quelques photos.
Juste dire que cette respiration est absolument nécessaire : en toute saison, le regard vers l'Obiou.

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jeudi 6 janvier 2005

L'hiver et Rainer Maria Rilke

Neige sur Les ChauxDevance tout adieu, comme s'il se trouvait derrière
toi, à l'instar de cet hiver qui va se terminer.
Car, entre les hivers, il est un tel hiver sans fin
qu'être au delà de lui, c'est pour ton cœur l'être de tout.

Sois toujours mort en Eurydice -et plus chant que jamais
remonte, et plus louange, ainsi remonte au pur rapport.
Ici, chez les passants, sois, au royaume où tout prend fin,
sois un verre qui sonne et dans le son déjà se brise.

Sois - et sache à la fois la condition qu'est le non-être,
l'infini fondement qu'il est de ta ferveur vibrante,
et donne à celle-ci, unique fois, pleine existence

À la nature, utilisée ou bien dormante et muette,
à cette ample réserve, à cette inexprimable somme,
ajoute-toi en joie et ne fais qu'un néant du nombre.

Rainer Maria Rilke. Les sonnets à Orphée. février 1922

mardi 4 janvier 2005

L'appel des hauteurs

Neige sur Les ChauxLe temps est superbe en ce début d'année nouvelle.
Le ciel est d'un bleu vibrant, la neige sur les sommets démultiplie les grains de lumière.
C'est un appel vers les hauteurs. Je ne suis pas fan de ski, mais il me revient de belles sensations lors de quelques balades en ski de rando.
Paysages immenses de blancheur. Le silence, l'éclat de la lumière sur ces étendues blanches, un peu d'absolu approché. Juste le rythme du souffle.
Le calme qui se fait, l'absence de questions.
Il me faut retourner vers les hauteurs, respirer.
Peut-être le week-end sera-t-il clément ?

dimanche 2 janvier 2005

Ambiance hivernale

neigePaysages de neige du coté de l'Obiou, un premier janvier un peu magique.

D'autres photos bientôt (résolutions d'écriture régulière pour l'année nouvelle ...)

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vendredi 31 décembre 2004

Père Noël

J'ai reçu en cadeau de Noël les oeuvres complètes de René Char. Magnifique !
Le blog ferait-il aussi office de lettre au père Noël ??

dimanche 19 décembre 2004

Pascal Quignard

Je lis Pascal Quignard : Les Ombres errantes

C'est un recueil de fragments à l'écriture ciselée, à mi chemin entre philosophie et poésie. Ses reflexions portent sur la langage, la mémoire, l'écriture, le rapport au passé. La langue est belle, précieuse. Un rythme très particulier se dégage, comme une musique délicate. C'est pour moi un livre qui accompagne, on en lit quelques fragments de temps à autre ; ce sont de courts récits qui se répondent et se correspondent au fil du livre, mais aussi des pensées sur l'écriture, la lecture, le jadis, qu'il développe sous différents angles dans une très belle langue, épurée.

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mardi 14 décembre 2004

Interpréter le langage ...

J'aime bien cette définition du caractère irrémédiable de l'indexicalité par les ethnométhodologues (son aspect remue-méninges) :
" Le fait que le sens des mots puisse être multiple n'est pas dans l'histoire des langues et de leurs dictionnaires une nouveauté. Par contre, relativement nouvelle est l'affirmation du caractère irrémédiable du phénomène à travers l'indexicalité. L'irrémédiabilité tient au fait que dans des conditions imprévisibles et de manière indéfiniment répétée, il peut apparaître, de par le phénomène d'indexicalité, toujours des significations nouvelles. Rien ne prouve donc jamais qu'une liste de significations est complète.

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Rites et traditions

J'aime les rites, je n'aime pas trop les traditions.
Le rite, pour moi, est chargé d'une symbolique que chacun s'approprie : une indexicalité forte, il réfère un passé, un jadis comme le nomme élégamment Pascal Quignard (Sur le jadis), une correspondance. C'est l'irruption du magique dans le quotidien.
La tradition, je la vois plutôt comme un cadre transmis par la société, la religion, le groupe ; une fonction normative, conservatoire.
La tradition investie de la dimension intériorisée devient un rite.
Si la tradition est d'ordre sémantique, en revanche le rite se situe résolument dans le champ pragmatique.
Praxéologique ? ...

dimanche 12 décembre 2004

Films 2004

En vrac, je tente de reconstituer ci-dessous la liste des films que je retiens de l'année 2004

  • Printemps, été, automne, hiver ... et printemps : film Zen du réalisateur coréen Kim Ki-Duk
  • 21 grammes (du réalisateur mexicain Alejandro González Inárritu)
  • 2046 de Wong Kar-Wai
  • La mauvaise éducation de Almodovar
  • Un long dimanche de fiançailles (Jeunet)
  • Les yeux secs (de la réalisatrice marocaine Narjiss Nejjar )
  • Clean (Olivier Assayas)
  • Eternel sunshine of the spotless mind (Michel Gondry)

L'hiver

Si l'automne est le temps du mûrissement, l'hiver est celui de l'enracinement, de l'approfondissement.
Chaque année, en automne, il y a ce passage à franchir : accepter l'idée de l'hiver.
Accepter l'idée de l'hiver, c'est vivre sereinement la ronde des saisons, la roue du temps.
L'hiver : intérioriser la lumière de l'automne, amplification des vibrations légères de l'été.
Le soleil d'hiver n'est pas acquis, comme celui de l'été. Il s'offre à qui ne l'attend pas, il surprend l'homme dans sa résignation.
Une vieille dame m'a dit un jour d'hiver blanc et froid "et oui, pour la terre, il faut bien que l'hiver se fasse".
Prendre conscience de cette nécessité, vivre dans l'harmonie ce passage : un hiver Tao.

Automne

 

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Insectes et fleurs

    

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mercredi 8 décembre 2004

René Char

Une vraie journée d'hiver aujourd'hui. Le ciel tout blanc, bas comme une chape, pas même effleuré par l'idée du soleil. Et je n'ai pas encore posé sur mon weblog mes photos de l'automne ...!
Décidément, je suis en retard sur la vie.

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mardi 7 décembre 2004

La voie le ciel la terre

L'automne, le mûrissement
Le regard intérieur
Le temps de sentir le temps qui s'écoule

Les raisins gorgés de sucre
Les rayons obliques du soleil
Le couchant

L'automne : accepter la nostalgie
L'automne : les odeurs qui montent de la terre
Les pieds qui foulent le tapis de feuilles mortes
La lumière oblique
Et mon regard vers le ciel

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dimanche 5 décembre 2004

L'été au Ser

gaillardes Moissons Obiou

Quelques photos de l'été au Ser

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Tu es pressé d'écrire,
comme si tu étais en retard sur la vie
Si l'en est ainsi fais cortège à tes sources
Hâte-toi
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
Effectivement, tu es en retard sur la vie.

René Char. Moulin premier, Commune présence.



Mes photos sur Flickr